Reconnaissance des meilleurs éducateurs inclusifs du Nouveau-Brunswick pour leur travail visant à Mettre fin à l’Exclusion

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(Fredericton, N.-B.) – Mettre fin à l’exclusion. C’est l’objectif de l’Association du Nouveau-Brunswick pour l’intégration communautaire (ANBIC) : mettre fin à l’exclusion de Néo-Brunswickois qui ont une déficience intellectuelle ou développementale et bâtir une société forte ou tout le monde se sent à sa place. L’une des pierres angulaires de cet objectif est l’inclusion scolaire, de la petite enfance à l’éducation postsecondaire. Celle-ci repose sur les valeurs, le travail et l’effort d’éducateurs et d’éducatrices qui croient fermement au droit de tout le monde de se sentir à sa place.

L’Association canadienne pour l’intégration communautaire (ACIC) a dévoilé les noms de sept des meilleurs « chasseurs d’exclusion » que la communauté éducative du Nouveau-Brunswick a à offrir à la cérémonie des Prix nationaux de l’inclusion scolaire 2018, cérémonie qui a eu lieu aujourd’hui à la Résidence du gouverneur. Organisé par l’ANBIC au nom de l’ACIC, l’événement est le point culminant des célébrations marquant le Mois national de l’inclusion scolaire.

Les sept lauréats et lauréates de cette année représentent le continuum de l’inclusion tout au long du cycle de l’éducation. En effet, on trouve parmi eux la propriétaire-directrice des garderies éducatives, une enseignante et une équipe d’enseignement de la maternelle à la deuxième année, une enseignante de deuxième année, une enseignante ressource de la maternelle à la cinquième année, le personnel complet d’une école de la maternelle à la huitième année, une enseignante ressource et méthodes du secondaire et une enseignante du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick.

« Chacune des personnes honorées travaillent chaque jour, de bien des façons, à mettre fin à l’exclusion d’élèves à des âges et stades parmi les plus importants de leur vie, a fait valoir la présidente de l’ANBIC Moira Wilson à l’ouverture de la cérémonie de remise des prix. Elles rejoignent l’impressionnante suite des lauréats du passé, que l’ACIC a reconnu au cours des 11 dernières années pour leur travail sans relâche visant à faire en sorte qu’aucun élève ne soit exclu de l’expérience de la vie scolaire et de l’apprentissage avec ses pairs. Comme on dit, ces personnes ne font pas que joindre le geste à la parole en matière d’inclusion. Elles donnent toujours le meilleur d’elles-mêmes pour que chaque élève qu’elles côtoient sache que tout le monde doit de sentir à sa place. »

Danny Soucy, directeur général de l’ANBIC et coanimateur de la cérémonie, a indiqué que « l’éducation n’est pas une profession facile, à l’importe quel niveau, dans n’importe quelle classe, n’importe où. Les enseignants, c’est-à-dire tous les éducateurs, façonnent notre avenir et devraient être admirés pour ce qu’ils font. En effet, non seulement assument-ils la responsabilité d’enseigner les matières prescrites, mais ils éclairent et guident les pensées, croyances, attitudes et actions de nos enfants. »

Joy Bacon, présidente de l’ACIC, a pris un moment pour réfléchir à tout le chemin que le Nouveau-Brunswick a parcouru au cours des 60 dernières années en matière d’inclusion.

« Il n’y a pas si longtemps, les enfants ayant un handicap n’avaient pas le droit de fréquenter une école ordinaire de leur quartier, rappelle-t-elle aux personnes présentes. Les parents ont longtemps défendu avec énergie le droit de leurs enfants à leur place dans des classes avec leurs pairs, un droit désormais reconnu par deux conventions des Nations Unies, l’une portant sur les droits des personnes ayant un handicap, l’autre sur les droits des enfants, toutes deux ratifiées par le Canada. Ces parents et les chefs de file de la justice sociale qui ont rédigé ces conventions ont compris l’importance de l’inclusion scolaire, puisque l’exclusion de l’école a des effets sur toute la vie, dans la mesure où les enfants exclus deviennent des adultes peu ou pas instruits, disposant d’un capital social limité et au mieux de faibles possibilités d’emploi, et sont probablement voués à une vie de pauvreté. »

« Malheureusement, il semble que certaines personnes aient une très courte mémoire, a rappelé Bacon. Il est très troublant que les médias rapportent et même soutiennent les propos de gens qui revendiquent des établissements séparés pour les enfants ayant un handicap ou des besoins complexes. Nous devons nous rappeler les leçons de l’histoire et non la répéter. »

La consultante en éducation Julie Stone, l’autre personne qui coanime la cérémonie, s’est dite d’accord et a ajouté : « C’est pourquoi il est si important pour nous de montrer comment l’inclusion scolaire peut être réalisée et être efficace. Il s’agit de mettre à contribution les forces collectives des éducateurs, des élèves, des parents et de la collectivité pour le mieux-être de tous ».

Depuis 2007, l’Association canadienne pour l’intégration communautaire reconnaît annuellement les pratiques inclusives exceptionnelles de personnes qui travaillent dans le système d’éducation du Canada, alors que les associations d’intégration communautaire provinciales et territoriales comme l’ANBIC sont chargées de recueillir les mises en candidature et de choisir les lauréats et lauréates.

Les lauréats et lauréates du Nouveau-Brunswick des prix nationaux de l’inclusion scolaire 2018 sont :

Michelle Talbot, propriétaire et directrice de les garderies éducatives Wee College à Moncton, pour sa conviction que l’exclusion n’est pas une option pour les enfants inscrits à ses garderies et pour sa démarche favorisant l’actualisation du perfectionnement professionnel de son personnel en matière de pratiques inclusives.

Sarah Hoyt, une enseignante de deuxième année à l’école Liverpool Street à Fredericton, pour son respect profond envers les enfants en tant qu’individus diversifiés d’égale valeur, et pour sa réflexion qui sort des « sentiers battus » dans la recherche de façons d’aborder l’inclusion des enfants ayant des besoins complexes pour éviter qu’ils soient exclus de sa classe.

Janet Flood et l’équipe de maternelle à deuxième année à l’école St. John the Baptist-King Edward de Saint John, pour leur conviction que tout le monde doit se sentir à sa place, pour éviter d’avoir recours à l’exclusion d’élèves en tout temps et pour ne jamais laisser un élève inaperçu ou sans le soutien dont il a besoin.

Nicole Priest, une enseignante ressource à l’école Nackawic Elementary, pour sa défense vigoureuse, non seulement des élèves ayant une déficience intellectuelle ou développementale, mais aussi de tous les élèves, et pour être une chef de file en enseignement en offrant et en organisant du perfectionnement professionnel sur l’inclusion pour ses pairs afin qu’ils puissent eux aussi mettre fin à l’exclusion dans leurs écoles

Le personnel de l’école Forest Hills, de Saint John, pour sa conviction que la promotion et la célébration de l’inclusion scolaire est sa raison d’être et pour son encouragement à établir une communauté scolaire où, comme l’a mentionné un parent, « les enfants voient au-delà des handicaps, des diagnostics et de l’exclusion, et perçoivent tous leurs camarades de classe comme étant des enfants normaux ».

Mary Kim Schriver, enseignante ressources et méthodes à l’école Nackawic Senior High, non seulement pour avoir complètement redynamiser le club Vrais copains de son école, mais aussi pour avoir trouvé des façons de motiver des élèves pouvant être déconnectés, marginalisés ou pouvant choisir d’être exclus de l’école. Elle y arrive en organisant des équipes et des activités lui permettant d’établir une relation les amenant à s’intégrer et à s’intéresser à l’apprentissage.

Nancy Hallihan-Sturgeon, une enseignante du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) de Miramichi, pour l’établissement d’un héritage favorable à l’inclusion scolaire au Nouveau-Brunswick, et ce, par les élèves qu’elle a enseignés et les partenariats qu’elle a créés avec les gens qui travaillent à mettre fin à l’exclusion, et par la démonstration des pratiques inclusives dans sa propre classe, ou des étudiantes ayant un handicap intellectuel ont appris, et travaillent maintenant dans la profession.

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Sources :

Gina Wilkins
Directrice du marketing et des communications
ANBIC
506‑658‑0116 (bureau)
506‑639‑4658 (mobile et messages texte)
gwilkins@nbacl.nb.ca
@GinaAnnWilkins

Kristi Ewart
Directrice des programmes
ANBIC
506‑453‑4401
kewart@nbacl.nb.ca

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